Au Secours! J’étouffe dans mes mensonges – Je me sens coincé, surveillé, traqué de partout

Au secours! J’étouffe dans mes mensonges. Je ne sais plus ce que j’ai dit à l’un et à l’autre. Je ne veux tellement pas déplaire. Je cherche à être l’ami parfait, le confident, l’enfant à qui l’on peut tout dire. Jamais je ne révélerai des secrets qui me sont confiés. J’ai mal au fond de mon être. Je ne sais plus ce que je dois dire, à qui le dire, et dois-je garder le secret?

Nous avons tous connu des situations où nous nous sommes senti coincés entre le cœur et la raison, entre une promesse donnée et l’importance d’aviser «l’autre» d’un malentendu qui peut avoir de lourdes conséquences.

La peur d’être mis de côté, que les autres ne nous prennent pas comme «best friend» comme leur meilleur ami nous pousse très souvent à nous mentir ou à mentir aux autres.

Au fait, qu’est-ce qu’un mensonge?

-        Est-ce une façon d’éviter de dire la vérité?

-        Est-ce une façon d’arranger la vérité afin de ne pas se sentir coupable des remarques ou de la position que nous prenons dans un débat avec d’autres personnes?

-        Est-ce une manie d’éviter de s’engager ou de tenir nos promesses? Utilisons-nous le mensonge pour nous justifier?

Lorsque nous évitons de dire simplement la vérité c’est qu’inconsciemment nous essayons d’éviter le pire!
C’est-à-dire :

  • Éviter de décevoir
  • Éviter de s’engager
  • Éviter les accusations
  • Éviter les blâmes, les reproches

Le mensonge sert très souvent d’excuse et de prétexte pour se faufiler à l’extérieur d’une situation qui ne nous est pas favorable.

Les mensonges répétés nous mettent dans des situations difficiles qui nous obligent à surveiller d’où viendra le démenti.

Lorsque nos relations sont basées sur des mensonges, sur des prétextes, sur des justifications nous ne sommes jamais tranquille sur la véracité de notre sincérité.

Nous doutons facilement de nous et de la sincérité de l’autre. Nous avons tendance à nous méfier des promesses et des engagements des autres à notre égard. La peur de l’abus de confiance s’installe. Les mensonges prennent de plus en plus de place dans l’amitié qui nous est offerte.

Nous percevons dans des intonations de voix des hésitations à répondre. Nous décodons des excuses et des prétextes là où il n’y en a pas vraiment. Nous devenons méfiants sur les raisons profondes de l’amitié entre nous.

Nos relations deviennent fragiles car nous avons l’habitude de ne pas dire, d’éviter… de dire la vérité de peur de déplaire. Et, un malaise palpable s’installe dans notre amitié naissante. Déjà nous commençons à épier les intentions sincères des autres vis-à-vis de nous.

Le mensonge ou la peur de dire la vérité sur nos intentions de nous engager vraiment devient un saboteur qui détruit tout sur son passage.

Pourquoi nous servons-nous du mensonge pour être aimé? Pour se sentir à la hauteur?

Dire la vérité demande de notre part du courage et de la confiance en nous. Nous avons besoin d’accepter de prendre notre vie différemment et d’accepter de prendre des risques, d’oser affronter le regard et l’opinion des autres.

Nous avons quelques fois l’opinion de l’autre sur nos choix de vie, sur nos valeurs morales, sur la façon dont nous décidons de vivre notre vie que nous préférons mentir ou éviter de dire la vérité.

Faire semblant que nous sommes d’accord avec les valeurs que les autres préconisent et qui sont littéralement à l’opposé de nos propres valeurs peut nous conduire à faire des choix, à poser des gestes, à s’accoupler avec des personnes «dangereuses» pour l’équilibre de nos valeurs profondes.

Éviter de dire notre désaccord sur des sujets simples et banals est le début du déni de nous, c’est un premier mensonge à soi-même. Éviter d’être honnête avec soi afin d’être accepté dans le groupe nous montre jusqu’à quel point nous sommes prêts à nous renier pour être aimé, pour être reconnu comme quelqu’un de «bien» aux yeux des autres.

Ce n’est qu’un petit mensonge.

Il n’y a pas de petit mensonge. Nous devons nous dire la vérité. Lorsque nous évitons de dire le fond de notre pensée, lorsque nous évitons la vérité pour acquiescer aux propos des autres, de peur d’être mal jugé nous devons nous l’avouer à soi-même. Plusieurs raisons extérieures ou des raisons de manque de confiance ou d’estime de nous peuvent être les causes de nos «petits mensonges» mais nous devons nous l’avouer à nous-mêmes.

Le mensonge ronge sournoisement notre confiance, notre fierté, l’image que nous avons de nous et notre crédibilité à nos yeux et aux yeux des autres.

Le mensonge nous porte à nous surveiller, à faire attention, à ne pas nous démentir, à se taire, à ne pas parler franchement de ce qui nous motive intérieurement. Le mensonge fait en sorte que nous nous sentons coincés par peur de laisser montrer notre manque de connaissances, notre honte de ne pas tout connaître, tout savoir.

Le mensonge nous enferme dans un rôle qui n’est pas le nôtre. Le fait de se mentir à soi-même, de démontrer une confiance surfaite qui n’est pas naturelle nous oblige à nous mentir de plus en plus et à tenir une place qui ne nous convient pas.

Quelquefois nous avons l’impression d’être traqués par notre pseudo personnalité, par nos mensonges qui nous poursuivent jusque dans nos rêves. Nous avons l’impression que si quelqu’un connaissait la vraie personne qui se cache en nous, il n’y aurait plus personne qui nous ferait confiance, plus personne ne pourrait apprécier la personne que nous sommes vraiment.

Nous développons tout au long de notre vie la personne courageuse qui ose affronter le regard des autres, qui n’a besoin de personne pour être heureuse et nous voilà piégée par nos propres mensonges.

Durant ce temps la véritable personnalité se sent soumise au silence. Elle ne peut pas parler de son véritable besoin d’être rassuré, de faire confiance aux autres, de se sentir bien lorsqu’elle vit en couple, en groupe, en équipe.

Notre véritable Soi se sent piégé et nos qualités ne peuvent être «montrées au grand jour» de peur que nos mensonges soient découverts.

Pour prendre sa vie du bon côté, nous devons avoir le courage de s’avouer à soi-même que nos qualités et nos ressources sont peut-être bien différentes de ce que nous aimerions montrer aux autres. Mais nous sommes vraiment et honnêtement sincères et intègres avec nous-mêmes. Nous osons nous aimer tel que nous sommes.

Vivre libre de montrer la belle personne que je suis, c’est me libérer d’une image mensongère et trompeuse.

 

Notre prochain article :

Lors de mon prochain blog nous discuterons des bienfaits de l’intégrité et de la sincérité avec soi-même.

One Comment

  1. pierre dit :

    Très intéressant et désolé pour tant de souffrance; il est bien vrai que les mensonges ne servent pas souvent à grand chose et que très souvent ils nous emmènent dans des situations inextricables. Mais parfois ils permettraient occasionnellement d’éviter de souffrir, mais juste en vitesse comme un pincée de sel ou de sucre qu’on utiliserait pour sauver une recette…
    Ce jour est sans mensonge mais la souffrance est forte car l’Amour semble s’évaporer de nos coeurs meurtris par le décès de notre fils il y a bientôt 4 ans; je ne sais comment stopper l’hémorragie mais espère trouver rapidement une solution même provisoire pour gagner un peu de temps, ce temps si nécessaire à toute guérison.
    Merci de votre message sincère plein d’ouverture et bon courage pour replacer au centre certaines vérités nécessaires .
    Bien à vous
    Fan Fan

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